L’église paroissiale est construite sur un tertre d’où l’on découvre la mer. Elle a été édifiée du 12 ème au 16 ème siècles et restaurée en 1741. Dans le chœur, partie la plus ancienne de l’église, elle montre des caractères de l’école de Pont-Croix (style apparu peu après l’arrivée du gothique en Bretagne). Elle est dédiée à St Annouarn (ou Alouarn).

Le chœur : du 14 ème
Quatre travées séparées par des piliers composés d’une colonnette ronde cantonnée de 8 ou 6 colonnettes plus fines. Ces piliers ainsi que le porche sud évoquent le style de l’école de Pont-Croix. Les chapiteaux sont feuillagés ; ils reçoivent les arcades en porte à faux (arcs en plein cintre à gauche et brisés à droite). Le premier à gauche porte une tête sculptée, le troisième à droite une tête cachée par une feuille.
la fenêtre du chevet (15 ème) rappelle par son tracé certaines fenêtres de la cathédrale de Quimper : rosace presque ovoïde, feuilles aux pétales aigus et 4 panneaux aux redents trilobés.
le vitrail gothique flamboyant de 1539 signé J. Norman est l’un des 4 qui subsistent dans les églises du Cap Caval, restauré en 1876, il est classé. Les 4 panneaux représentent les 4 grands docteurs de la chrétienté en Occident : Sts Ambroise, Grégoire, Jérôme et Augustin. Au-dessus, de petits anges en prière et des musiciens.
on peut lire en bas droite la date : l’an mil VCCCCCXXXIX. ---> 1539.
le maître autel est orné d’un joli tabernacle en bois sculpté décoré de figures d’anges et surmonté d’un christ.
2 statues : à droite, St Annouarn (Alouarn), tête nue tenant sa crosse, à gauche 18 ème, St Yves patron des avocats 1750.

Le chœur latéral gauche : 12 ème
un très beau cadre récemment restauré met en valeur le tableau dit “du Rosaire” qui représente une vision du pape Pie V : la victoire à Lépante de l’armada Chrétienne sur l’empire Ottoman en 1571. Le Pape espérait libérer le Saint Sépulcre et reprendre Constantinople. En haut : St Dominique à gauche et Ste Catherine de Sienne à droite.
Le chœur latéral droit : 13 ème
sur l’autel Ste Anne et sa fille Marie.
à droite de l’autel, Ste Barbe patronne des artilleurs et des prisonniers, offerte à l’église par un Peumeritois.
Le transept gauche :
des saints populaires en plâtre (St Antoine et son cochon, St Joseph)
St Eloi et une tête de cheval bois polychrome 18 ème
sur le sol, St Michel et Ste Jeanne d’Arc.
quelques bannières.
Le transept droit :
retable du 18ème.
le roi St Louis de retour des Croisades, porte son sceptre et la couronne d’épines ramenée (?) de Jérusalem (voir Ste Chapelle à Paris) bois polychrome 17 ème.
un tableau daté de 1667 peint sur bois représente le baptême du Christ.
La nef :
à droite, sur un socle, une Pieta en pierre polychrome du 16 ème, la statue de St Corentin et son poisson lui fait face (17 ème).
un arc triomphal en ogive (arc diaphragme) sépare le chœur de la nef centrale ou du transept, il supporte le clocher.
groupe de la Crucifixion : Christ en bois, à ses pieds Marie et St Jean bois polychrome (18 ème).
Vierge à l’enfant, calcaire sculpté peint (limite 14 ème / 15 ème)
sur l’une des poutres on peut lire : 1682 Jean Le March Fabrique (fabrique = ensemble des personnes nommées officiellement pour administrer les biens d’une paroisse).
2 arcades en tiers-point aigu s’ouvrent dans le mur épais.
Le bas-côté gauche :
les fonts baptismaux à 2 cuves, la grande pour l’eau du baptême.
bénitier monolithe orné d’une tête d’homme près de la porte d’entrée.
Le bas-côté droit :
vitrail sud moderne incluant 2 figures remarquables par leur finesse (provenance inconnue, peut-être récupérées lors d’une restauration du grand vitrail).
Le pignon en bas de la nef a été refait au 18 ème siècle.
Côté nord :
le monument aux morts (Guy Pavec 1985) groupe sculpté dans le granit : femme portant la cape de veuve, garçon au gilet bigouden brodé et fillette à la collerette de dentelle et coiffée d’un bonnet.
croix de granit accolée au pignon.
la porte nord porte l’inscription 1632 sur le claveau central.
Le clocher :
à 6 pans marque la séparation entre le chœur et le transept, quelques marches permettent un accès extérieur pour l’entretien. Il est ajouré ; les ouvertures à meneaux sont surmontées de frontons sculptés de flammes et de fleurs de lys (symbole royal, rare dans la région).
Côté ouest :
la porte principale à l’ouest est surmontée de 3 vases de fleurs en relief méplat.
Côté sud :
le porche sud : porte du baptême par laquelle entraient les futurs baptisés ainsi que les mères pour leurs relevailles.
le pignon sud montre un fenestrage en pierre du 15 ème. Une pierre du pignon du transept porte l’indication : 1741 Le Gal R (Le Gal recteur, date de la restauration).
Au pied de l’escalier ouest menant au placitre, on peut remarquer des dalles provenant de l’ancien cimetière (inscriptions).
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Dernière mise à jour : vendredi 14 mai 2010