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Publié : 16 août 2011
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ZONE PROTEGEE DE TREOGAT

Après la zone de palud, en remontant dans les terres, se trouve une zone habitée mais soumise à la loi littorale ce qui signifie que jusqu’à un peu plus d’un kilomètre du rivage toute construction nouvelle est bannie.

Bienheureux ceux, qui appréciant un relatif isolement, et ayant en aversion tous les bruits et nuisances de la ville, ont par chance gardé une demeure dans cette zone qui surplombe le palud et qui était occupée, il y a encore une cinquantaine d’années, par une trentaine de fermes. Il reste actuellement en tout et pour tout trois exploitations qui par contre s’intègrent parfaitement dans ce cadre protégé : un éleveur de bovins bio, un maraîcher bio et un producteur de plantes médicinales. Dans les années 60, le remembrement bouleversa tout le paysage. S’il fallait bien diminuer le nombre des parcelles pour obtenir des surfaces plus faciles à cultiver, cela a entraîné une véritable catastrophe écologique. Presque tous les petits chemins, tous les talus disparurent et, avec eux, les refuges pour les oiseaux et autres petits mammifères. Tous se raréfièrent. Les arbres et les arbustes payèrent aussi un lourd tribut.

Mais en 50 ans beaucoup de haies, souvent faites d’arbustes adaptés au bord de mer, sont réapparues qui meublent à nouveau ce qui était devenu un véritable désert. Et la gent aviaire semble vouloir à nouveau s’installer. Mais certaines espèces se font encore désirer comme les alouettes qui restent rares. Plus de chemins caillouteux donc, mais des petites routes, des chemins d’exploitation que chacun peut emprunter pour s’enfoncer dans les coins les plus reculés et y découvrir des paysages différents et attrayants. A Kerlan, autour d’une jolie petite maison un jardin aux allées tortueuses et composé de mille plantes : diverses espèces d’hortensias, de camélias, de fuschias, de rhodendrons, de mimosas et tant d’autres encore ; à Kerbinigou, en s’enfonçant vers la zone de palud, en cherchant bien car souvent elle est envahie d’herbes, une fontaine, baptisée Feuntenigou, et un petit lavoir ; à Pouloupri, un chemin qui part depuis le parking arrive au lac de Trunvel qu’on découvre alors depuis un aplomb. Mais la plus grosse surface est constituée de prés occupés par rotation par les quelque 200 bovins de l’élevage bio ; ils vivent là en permanence et pour veler, les vaches s’isolent dans un coin du champ ; les veaux naissent par tous les temps et, cela étonne souvent, ils ne s’en portent pas plus mal bien au contraire nous explique l’éleveur ; par chance on peut tomber sur le taureau du troupeau. Impressionnant l’animal !

Et puis, du haut de la "montagne", à Menez Huella, on découvre une vue sur la baie d’Audierne depuis la pointe du Raz jusqu’à la pointe de Penmach : grandiose.

Paisible (sauf en période de tempête), agréable, serein, reposant, beau, on peut multiplier les qualificatifs pour ce paysage dont beaucoup aimeraient pouvoir profiter.