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Publié : 9 février 2010
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TREOGAT côté rivage

A Tréogat, kosta-an-aod c’est la côte, la plage, l’ero vili (le cordon de galets), le palud et les quelques dizaines de maisons environnantes. C’est un monde un peu à part. De même pour la gent humaine : il y a les tréogatois "modèle courant" et les tréogatois de kost-an-oad. A ne pas confondre.

Ils en ont plein la bouche de leur kost-an-oad. Ils l’aiment leur petit coin de paradis ... qui n’a pas toujours été si paradisiaque que cela. La vie y était même très rude, il n’y a encore pas si longtemps. On y vivait chichement voire pauvrement. On ne savait pas, ou peu, utiliser les ressources que renferme l’océan ; seules exceptions les "écumeurs de la mer" qui accouraient sur la grève, surtout après les tempêtes pour glaner là tout ce que l’océan avait pu déposer, car ils savaient que les courants ramenaient immanquablement sur cet endroit précis tout ce qui, tombé d’un bateau, était charrié par la mer depuis un large périmètre. Aujourd’hui encore, tôt le matin, ils sont là à promener leur chien, scrutant toute la surface de la plage à la recherche de la moindre trouvaille. Et ils trouvent. De tout : un morceau de bois (çà peut toujours servir), des paquets de cigarettes échappés d’un container éclaté en tombant à la mer, du fil à pêche avec ses hameçons, un casier à homard ... Dernièrement ils ont même ramené ... des tubes de rouge à lèvre (si, si).

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Et toute cette zone où la vie a été et est toujours un peu particulière, a sa propre histoire :

- la plage qui est soi-disant dangereuse où effectivement il faut se méfier des baïnes qu’on soit ou non bon nageur, et des soldats de Rommel engloutis dans le sable mais qui dépassent un peu et sur lesquels on peut se râper les pieds, mais où le seul accident mortel recensé depuis la fin de la guerre a été celui d’un désespéré qui s’était pendu à la pancarte sur laquelle était inscrit en trois langues "baignade dangereuse" ;

- le cordon de galets et son exploitation (voir sur ce même site "Le cordon de galets de Plovan à Tréguennec")

- les étangs, réserve d’eau et refuge pour oiseaux mais source de problèmes (voir sur ce même site "Histoires d’aqueducs") ;

- le palud qui a rendu bien des services à nos anciens et qui abrite une faune importante (voir sur ce même site "La vie sur le palud") ;

- la campagne environnante et tous les bouleversements qu’elle a dû subir (voir sur ce même site "La zone protégée de Tréogat".

Tout y est attachant pour qui aime la vie simple, sans fioriture et qui ne craint ni le vent, ni la solitude.

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