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Publié : 14 décembre 2007
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Les fours à goémon

Les goémoniers de Penhors

Autrefois, Penhors avait ses goémoniers, et beaucoup se souviennent encore de voir des panaches de fumée s’élever dans le ciel, du côté de la mer.

Le brûlage se faisait toujours par beau temps. Chaque ménage avait son four creusé dans la palue. Le four à goémon est une tranchée peu profonde, à hauteur de genoux, large de 60 à 80 centimètres, long de 5 à 7 mètres, de section trapézoïdale. Le fond est tapissé de grandes pierres plates, posées sur des galets afin de ménager une circulation d’air. Les parois, également, sont revêtues de pierres appuyées sur des galets. Les espaces existants entre les dalles sont jointoyés avec de l’argile, des séparations verticales sont ensuite pratiquées tous les 50 à 60 centimètres.

Aujourd’hui ces fours ont tous disparu, la plupart du temps emportés par la mer en même temps que la falaise.

Pour rappeler cette activité, les membres de l’association du patrimoine ont reconstruit un four à goémon suivant la technique traditionnelle. Et il arrive que le goémon brûle à nouveau à Palud-Gourinet, après avoir été récolté et séché comme autrefois par les travailleurs de la mer.

Les Fours à Goémon de Plozévet

On peut voir sur la côte de Plozévet plusieurs fours à goémon, en particulier ceux de Pors Poulhan et de la plage du Gored.

Jusqu’en 1950, on y brûlait le goémon pour en faire de la soude, le pain de la mer. Pendant l’hiver, les femmes descendaient dans l’eau à marée basse pour ramasser les algues. Elles montaient ensuite ce chargement sur les falaises et l’y étalaient pour le faire sécher. Une fois sec, les paysans de la région brûlaient cette moisson dans les Fours à goémon, divisés en compartiments par des plaques de pierre. Une sorte de lave se déposait alors au fond de la fosse et les hommes armés d’une barre ferrée appelée « pifon », remuaient la couche de goémon pour mieux la faire brûler. Le goémon mettait plus de 10 heures à se transformer en pains de soude. On les laissait alors refroidir dans les compartiments. Ils étaient ensuite dégagés au pifon (chaque pain pesait entre 60 et 80kg) et emportés vers des usines où ils étaient utilisés pour la fabrication de produits médicaux.

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Four à Goémon de Pors Poulhan
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Four à goémon du Gored

Nota : Copie de l’article rédigé par Elodie Marino le 29/06/2006