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Publié : 30 juin 2014
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1917 - Les hydravions de l’Ile Tudy

Le pays Bigouden, pourtant si éloigné du front, s’illustra directement au cours de la guerre 14-18. Comment ? En apportant sa contribution aux combats qui se déroulaient sur mer.

Avant leur entrée officielle dans la guerre en 1917, les Etats Unis apportèrent une aide précieuse aux alliés en les approvisionnant en nourriture, pétrole et engins de guerre. Ce qui ne faisait bien sûr pas l’affaire de l’Allemagne qui lança à l’attaque ses sous-marins de poche, les fameux U-boot. Ceux-ci, n’ayant qu’un rayon d’action limité, traquaient les convois seulement à l’approche de la Manche. Quand l’affrontement avait lieu les pertes en hommes et en matériel étaient considérables alors que les sous-marins s’en tiraient le plus souvent à bon compte.

Il fallait absolument endiguer cette hémorragie, l’issue de la guerre en dépendait en partie. Un nouvel appareil volant venait d’être mis au point en France : l’hydravion. Il apparut être la seule arme efficace contre les sous-marins. Le centre d’aviation maritime de Lorient décida alors, en 1917, d’installer deux bases : une sur la côte bigouden et plus précisément dans l’anse du Pouldu de l’île Tudy qui se trouvait particulièrement adaptée pour servir d’abri à ce matériel : quatre hydrations arrivèrent en juin rejoints bientôt par 18 autres venus des Etats Unis qui nécessitèrent la construction d’une nouvelle cale et l’accueil de près de 400 américains qui prirent leurs quartiers sur l’île ; l’autre base fut installée près de Morlaix.

Les U-boots, engins encore bien peu sophistiqués, évoluaient à l’aide d’un moteur diesel qui exigeait une navigation en surface. Les batteries installées à bord n’assurant qu’une faible autonomie, les moment de plongée étaient limités. Il était donc aisé aux hydravions de les repérer.

Dès lors les convois étaient escortés et les attaques d’U-boots se firent plus rares certains d’entre eux ayant appris à leurs dépens, au cours de la quinzaine de bombardements qui furent déclenchés, ce qu’il en coûtait désormais de s’approcher trop près des navires.

Deux pilotes américains trouvèrent la mort quand leur avion s’écrasa sur l’île Chevalier. Leurs corps reposent à l’île Tudy.